Non, mais des fois, quelle vie !!!
Je ne m'ennuie pas, je vous le jure !
J'avais laissé le suspens... PR a fini par me rejoindre. Je l'ai matraqué de questions, bien sûr. Pourquoi 10 jours sans nouvelles de lui ? Que s'est-il donc passé ?? Et pourquoi me rappelle-t-il là ? Non, ça, étrangement, je ne me rappelle pas lui avoir posé la question, ahah !
Donc, après nos embrassades, il serait parti lui aussi le coeur avec des papillons. Il se serait - je mets au conditionnel, ne sachant trop que croire - fait prendre par la police pour haute vitesse dans le premier village qu'il a passé... 110 km/h à 5 m de la pancarte 90 km/h, donc encore dans la zone de 50 km/h. Pas bon du tout ça. Il ne se sauve pas du billet d'infraction pour la vitesse, mais réussit, en expliquant au policier dans quel état d'esprit il était, à éviter l'accusation pour conduite dangereuse - accusation criminelle donnant "droit" à un casier judiciaire. Pour un juriste, ça n'est pas formidable. S'il ne conteste pas pour la vitesse, l'accusation tombera, mais il voit sa voiture confisquée sur le champ. Elle sera remisée pour 30 jours. Le policier a été indulgent, étant lui-même déménagé de la grande ville pour s'installer avec une nouvelle conjointe dans la même région que moi... Il aurait compris l'histoire d'amour derrière tout ça...
Il retourne dans une autre ville où on avait passé un après-midi ensemble, pour quelques jours, ayant appelé sa soeur pour qu'elle vienne l'y chercher : il veut éviter le trajet en autobus. Mais elle n'arrive pas. Il se fatigue et trois jours plus tard, il retourne chez lui en autobus. Il n'a pas voulu, me raconte-t-il, me rejoindre pour ne pas que je me sente obligé de l'aider, vu que nous ne nous connaissons qu'à peine, il s'avoue orgueilleux, me dit-il. Alors que sur le message dans ma boîte vocale, il disait que mes coordonnées étaient dans son agenda, restée dans l'auto... Enfin... Passons...
Il répond calmement à mes questions, il regrette le temps qu'il a mis à me rappeller... hum... enfin... il finit par avouer qu'il avait boudé. Mais pourquoi ? Parce qu'il était peiné de me voir aussi distante à son égard durant la fin de semaine et lors de nos adieux, alors même qu'il avait les yeux dans l'eau... Je n'étais pas si distante que ça non plus, mais c'est vrai que je ne suis pas vite à dire des "je t'aime mon amour"... !!! Et je n'avais pas voulu le rendre mal à l'aise vue ses larmes, voilà pourquoi j'ai écourté les adieux... il a compris.
Supposons que tout soit vrai, ne pas lui pardonner serait dommage, je me priverais moi-même d'une relation qui pourrait très bien évolué, une fois évacué ce genre de problèmes.
Si tout est faux, je ne tarderai pas à m'en rendre compte.
Moi, je crois qu'il y a un peu des deux, un peu de vrai et de faux. Il m'arrive moi aussi de cacher quelques vérités, je peux donc le comprendre. J'opte pour cette idée. On se redonne rendez-vous, il lui faudra venir chercher sa voiture...
Ayayay...
Entre temps, on s'appelle chaque jour pour de longues conversations, parfois un peu coquines, même. Amusantes, généralement. Profondes aussi, parfois. Tout va bien. Il m'avertit que la dernière semaine avant qu'on se revoit, il sera très occupé. Bien des choses à régler.
Lundi, je crois, j'appelle, en soirée. Il est en train de souper, je le dérange. Il n'est pas seul et il discute avec son ex-femme, qui est là avec son fils. Ça ne va pas très bien pour lui. Elle ne vit plus là, mais elle y irait encore par bout... je n'ai pas trop compris... elle a son chum et vit ailleurs, avec lui. Je réagis. Je le sentais, mais il n'avait jamais été très clair à ce propos avec moi. Il n'a pas trop aimé ma façon de mettre les choses au clair... mais c'est vrai qu'il y avait des ambiguïtés auxquelles j'ai finalement eu réponses et, supposons que tout soit vrai, encore une fois, je n'ai pas à m'en faire avec elle. Fort bien. De toutes façons, il la déteste, ça, ça ne peut être plus formel.
Histoire réglée, tension retombée en ce qui me concerne. Il doit quitter son chez-lui pour deux jours, à cause du travail, il reviendra le jeudi soir, probablement très tard. Il m'appelle, j'en suis heureuse, mais sa voix est faible : il est exténué, très visiblement, audiblement, devrais-je dire. Il a un message qu'il vient de prendre sur sa boîte vocale : plutôt que de terminer, comme il le pensait, à 13 h le vendredi, il devra commencer sa journée de travail. Le début de notre fin de semaine tombe à l'eau, il m'en avertit donc. Il me dit qu'il me rappellera le lendemain midi, là il doit dormir et reprendre ses esprits.
Vendredi. J'attends et je n'ai pas d'appel. Je l'appelle sur l'heure du souper, son fils me répond qu'il n'est pas là. C'était la journée de son anniversaire, j'ai un cadeau ici pour lui qui attend... Je commence à me demander s'il ne ferait pas encore du boudin, mais généreuse comme je suis, je lui laisse la chance de s'exprimer...
Ouais, ben je n'irai pas seule à cette fin de semaine moi, je dois avoir une confirmation de son heure d'arrivée quand même. J'appelle en soirée, la boîte vocale de son cellulaire est pleine, je laisse un message demandant de me rappeler aussitôt qu'il aurait pris le mien, sur sa boîte vocale du téléphone de sa maison.
Samedi. La responsable du gîte où on devait aller coucher s'inquiète et m'appelle : elle n'a que le numéro de cellulaire de PR et sa boîte vocale est pleine. Je lui explique un peu la situation : je n'ai moi-même aucunes nouvelles de mon copain... Je lui donne le numéro de téléphone chez lui. Moi, j'ai assez essayé... S'il veut bouder, qu'il boude et qu'il m'oublie, surtout.
Voici qu'il m'appelle, en après-midi. Il me remercie pour la petite chanson de souhaits d'anniversaires que j'avais laissé la veille sur sa boîte vocale. Il me dit qu'il a aussi le message de la responsable du gîte touristique et qu'il va la rappeler.
Il aurait passé sa soirée et la nuit à l'hôpital. Il n'a donc pas pu m'appeler. Médicaments prescrits qui le font dormir beaucoup. Mais il n'élabore pas trop... Il me dit qu'il lui faut manger un peu, mais qu'il a la nausée encore. On se laisse en se disant qu'on se rappelle plus tard. Il est fuyant. Je ne sais plus qui a appelé qui, l'un et l'autre... mais aucune conversation très concluante.
Ce que je pense ?
En fait, je ne sais plus sur quel pied danser. J'ai envie de le revoir, c'est clair. C'est évident qu'il n'est pas limpide. Mais je porte mes propres obscurités, alors, je ne m'en fais pas trop. S'il est comme moi, il n'y a rien de grave non plus.
Alors qu'on se parlait de longues heures, là, il est plutôt silencieux. Peut-être le fait qu'il ait dû appeler au gîte touristique a fait qu'il soit sorti d'un silence boudeur où il aurait voulu rentrer ? Je n'en sais rien. Mais je ne vois pas pourquoi il aurait du boudin à faire. Alors, je ne crois pas que ce soit vraiment la raison de son silence. J'ai appelé, aujourd'hui, ce midi, il s'apprêtait à manger et moi aussi, on s'est souhaité bonne journée et depuis, aucunes nouvelles.
Deviendrais-je dépendante affective ? Que Dieu m'en garde ! Alors, je laisse aller, on verra ce qu'on verra... rien ne m'oblige à rien envers lui. Logiquement, je devrais même carrément laisser tomber. Mais si vraiment il prend des médicaments et que ceux-ci ont vraiment l'effet de l'endormir, comment lui en vouloir de ne pas m'appeler ? Je me sens tout à fait libre de l'appeler si je le veux, mais je ne suis plus sûre de le vouloir... Je me trouve compliquée moi-même là ! J'aurais envie que ça marche, je crois... mais ma tête me dit que ces amours à distance sont plutôt mal partis... Alors mon coeur s'y fera. Mon corps n'était pas ce qu'il y a de plus emballé non plus...
Publié par : Vie
à 21:50:07
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